7 mars 2026 : 1er volet « Pour aller vers le centenaire »

Événement

7 mars 2026 : 1er volet « Pour aller vers le centenaire »

« Pour aller vers le centenaire » : premier volet d’un triptyque de 3 spectacles 2026-2028.

Déambulation poétique et dansé inspirés de textes de Theo van Doesburg allant de la place Kléber jusqu’au ciné-bal mettant en scène l’œuvre d’art total qu’est l’Aubette 1928.

Une proposition de Jean-Marc Eder et Simon Vincent, de la Compagnie Ce que peut l’orage, invités par l’association Theo van Doesburg.

Jean-Marc Eder débute la déambulation en partageant son premier contact avec l’Aubette 1928 :

« Lorsque je suis arrivé à Strasbourg en 2000 pour faire partie de la troupe du TNS – direction Stéphane Braunschweig -, j’habitais rue de Juifs et je prenais mon café à La Nouvelle Poste. C’est là que j’ai croisé Jean-Louis Faure régulièrement. Il m’a fait découvrir « L’Aubette », avec tant d’amour et d’enthousiasme ! Un jour il m’a proposé de visiter l’Aubette d’avant, et nous sommes allés dans ce lieu étrange, encore abîmé, mais chargé de tant de pensées artistiques novatrices, d’absolus en devenir. »

Ensuite commence une déambulation à travers les salles sur le thème du passage. Nous avons démarré notamment dans le passage liant la Place Kléber au centre de l’îlot. L’ensemble du groupe a été disposé le long des murs marquant ainsi les anciennes entrées vers la brasserie, l’Aubette-bar et le salon de thé.

Surgissait ensuite de la porte du parking sur une musique de Duke Ellington (datée de 1928 !!!) Ronan Primas, danseur, qui interagit avec le passage tout en proclamant un texte écrit par Simon Vincent sur les artistes et les lieux.

Alternent ensuite des textes de Theo van Doesburg sur la couleur, le néoplasticisme et concluant sur :

« Mais pour vous donner une notion de l’essence du néoplasticisme, et de son lien avec la vie, c’est l’œuvre même qu’il faut voir ! » Le public poursuit alors sa déambulation vers la salle du ciné bal.

Les artistes se sont complètement imbibés des écrits de et sur Theo van Doesburg et ses contemporains mêlant sérieux et légèreté comme dans le poème 62 de Theo :

Eins Zwei Drei Vier Fünf

Fünf Vier Drei Zwei Eins

Zwei Drei Vier Fünf Sechs

Sechs Fünf Vier Drei Zwei

Sieben Sieben Sieben Sieben Sieben

Acht Eins

Neun Eins

Zehn Eins

Elf Eins

Zehn Neun Acht Sieben Sechs

Fünf Vier Drei Zwei Eins

Le public a été happé par danses et performances, récitations et proclamations et le trouble au sujet de la compréhension des théories de l’artiste s’installe … heureusement Theo conclut :

« L’élémentarisme ! C’est facile, tu prends la verticale et tu en fais une diagonale » … avant d’inviter le danseur à prendre une pâtisserie en sortant ….

 

Rendez-vous en 2027 pour un spectacle aussi pétillant sur Sophie Taeuber-Arp avant de conclure le triptyque en 2028 !