Les cent ans de Corneille

Article publié le 24-01-2022 par Association Theo van Doesburg

Les cent ans de Corneille

Conjointement avec Karel Appel, Asger Jorn, Dotremont et Constant, Corneille fondera le mouvement Cobra, en 1948, à Paris.
Ce mouvement se distingue alors dans le paysage artistique d’après-guerre, entre les artistes abstraits et ceux, désireux de revenir à la figuration, par l’envie d’expérimenter un «clinamen artistique », comme une jonction entre l’art et la poésie, la peinture et les mots.
Cobra tente d’exorciser les horreurs de la guerre, grâce à une peinture spontanée et dynamique, élaborée autour d’une inspiration commune qui ferait tomber les frontières entre
l’image et la poésie et tente de renouveler une langue artistique libre, à l’instar de l’art populaire ou primitif.
D’une liberté absolue, l’œuvre de Corneille magnifiera par la suite la femme, l’oiseau ou le chat par des aplats de couleur franche.
Autodidacte, Corneille s’émancipe ainsi d’une rigueur académique pour oser un dépouillement au profit d’une couleur intense qui n’est pas sans rappeler l’œuvre du maitre néerlandais
Van Gogh, à côté duquel l’artiste repose aujourd’hui.