Second volet de la trilogie de courts-métrages néerlandais…. et second franc succès !

Événement

Second volet de la trilogie de courts-métrages néerlandais…. et second franc succès !

La salle « Ciné-bal » de l’Aubette s’est remplie aussi vite que pour le premier volet et la centaine de spectateurs venue assister à la rétrospective de l’avant-gardiste Emiel van Moerkerken (1916-1995) n’a pas été déçue. Ce photographe, doté d’un sens de l’humour et de l’absurde, préférait être présenté comme cinéaste. Le public pour qui c’était bien plus qu’une simple découverte, l’a compris au long des sept courts-métrages inédits, dont certains muets, qui composaient la soirée. Certes, les images portaient la marque de l’œil d’un photographe, mais c’était bien un cinéaste qui les avait mises en mouvement, et avec quel talent !

programme du vendredi 10 avril

Sept courts métrages, dont certains films muets, formant une rétrospective de l’avant gardiste surréaliste, Emiel van Moerkerken (1916-1995). Ce photographe, doté d’un sens de l’humour absurde, préférait être présenté comme cinéaste :

  • “Sonate” (1934), film muet, compositions de rythmes et une fin heureuse ;
  • “Regards dans un zoo” “Kijkjes in de dierentuin » (film muet encore jamais montré en public), impressions teintées d’érotisme de la vie sur une plage, où même Saint Nicolas fait une apparition ;
  • “Limehouse blues” (1948), vues de cimetières et tombes accompagnées de musique jazz enjouée ;
  • “La valse du coucou” (“The Cuckoo Waltz”) (1955), des processions, fanfares, statues dansantes et blagues filmiques ;
  • “Palais de rêve” (“Droompaleis”) (1969), la réalisation Ferdinand Cheval dans la Drôme;
  • “Sonata chipolata” (1973), jeu avec une marque de cigarettes et d’allumettes dans un environnement épiscopal ;
  • “L’année prochaine à Holysloot” (“Volgend jaar in Holysloot ») (1983), un aveugle entame un voyage vers Holysloot, un village de la circonscription d’Amsterdam, en passant par différentes contrées européennes (dont le palais du facteur Cheval), avec le message : “Qui n’aimerait pas venir à Holysloot, mais c’est un long voyage”.